L’alphabet thaï, ses jambes, ses boucles et ses zigouigouis (1/2)

Une grande majorité des étrangers qui vivent en Thaïlande ne connaît pas plus d’une dizaine de mots de thaï. Sortis des « sawadii khrap » (bonjour !) et « khop kun mak khrap » (merci beaucoup), ils savent parfois compter jusqu’à dix et indiquer au taxi d’aller tout droit ou de tourner à droite (et éventuellement à gauche quand ils ont bonne mémoire). Et encore, la plupart du temps les erreurs de prononciations qu’ils commettent les empêchent de se faire comprendre correctement de leur interlocuteur. Qui n’a jamais vu un autochtone rouler des grands yeux ébahis pendant plusieurs secondes en essayant de comprendre l’espèce de bredouillis que l’on vient de commettre, avant d’avoir éventuellement un déclic – dans le meilleur des cas – et répéter le mot enfin déchiffré en souriant largement : la plupart du temps la différence paraît minime aux oreilles de l’étranger débutant, qui ne peut s’empêcher d’être un peu rebuté par l’expérience : « m’enfin… ils le font exprès de ne pas comprendre ce que je dis ? ».  Dans le pire des cas, il peut y avoir grave méprise, du genre dire « j’ai grave envie de péter » à la place de « pouvez-vous m’indiquer la gare s’il vous plaît ? ».

Peu nombreux sont donc ceux qui passent le pas et se mettent à apprendre la langue. Elle a la réputation d’être difficile, en grande partie à cause de ces fameux tons qui sont a priori peu naturels pour un habitué de langues européennes. Non que les tons soient absents dans celles-ci, mais ils y ont d’autres fonctions : donner un sens général à la phrase (question, surprise, doute, affirmation, etc.) grâce à une intonation ample qui court du début à la fin, ou parfois donner un rythme à l’intérieur de la phrase (d’où la difficulté d’avoir un bon « accent » anglais pour un français qui fait du monocorde comme il fait de la prose et n’a pas la moindre idée de ce qu’est le « stress »). Dans certaines langues, comme l’italien ou le russe, le rythme est important à l’intérieur de chaque mot, et permet notamment de différencier à Rome, grâce à la longueur du « a » le père de famille (« il papà » avec un second « a » très court) et d’autre part le Pape (« il papa » qui ressemble à notre papa français). Mais rien de comparable aux « langues tonales », comme le sont nombre de langues asiatiques, dont le chinois ou le thaï, où il ne s’agit pas seulement de longueur de syllabe mais également de hauteur de voix. La même syllabe prononcée sur des tons différents aura des significations radicalement différentes, et comme beaucoup de mots sont monosyllabiques, un ton juste est une condition sine qua non pour que le mot prenne son sens : un exemple classique en thaï est la phrase « est-ce que la nouvelle soie brûle ? », qui se prononce « mǎi mài mâi mái »…

Mais enfin, tout de même, il y en a qui y arrivent… Après plus d’un an et demi en Thaïlande, la musique de la langue s’étant à force un peu nichée au creux de l’oreille, il ne reste plus qu’à la faire descendre vers la gorge, le larynx et la bouche…

Mais voilà bientôt un deuxième iceberg qui pointe son nez : parmi la minorité d’étrangers qui apprend la langue, une grande majorité l’apprend oralement et ne savent ni la lire ni l’écrire. Il faut dire que la mauvaise réputation du thaï est double : non seulement ses tons sont cotons, mais son écriture est réputée incroyablement tarabiscotée, voire imbitable. Les méthodes d’apprentissage de thaï reposent donc souvent sur une translitération en caractères latins, qui varie d’un auteur à l’autre, n’ayant jamais été codifiée complètement, et qui essaie, via divers artifices typographiques, d’enrichir nos 26 lettres afin de transcrire certains sons originaux du thaï et fait disparaître les mots sous une palanquée d’accents de toutes formes et de toutes tailles, circonflexes, antiflexes, aigues, graves et j’en passe. Le résultat est vilain à l’oeil, alors que l’alphabet thaï a quand même de la gueule… La preuve (il n’y a ici que les consonnes).        

C

Mon mois de mars a donc été consacré en grande partie à l’apprentissage du système d’écriture du thaï, du tracé des lettres (44 consonnes et 32 voyelles au total, ainsi que quelques signes plus ou moins amusant en sus !) aux règles d’indications des tons, en passant par les drôles de façons de placer les voyelles tout autour de leur consonne… J’ai à vrai dire fait l’impasse pour l’instant sur les lettres les plus rares et sur les (nombreuses) exceptions aux règles, mais c’est un bon début (un peu d’autocongratulation ne peut nuire).

Comme j’aurais bien aimé dès le début trouver les bonnes méthodes et les ressources adéquates pour apprendre vite et bien, j’ai dans l’idée de faire un billet prochainement à ce sujet (ça peut toujours servir…). Mais en guise d’introduction, et pour faire plaisir à l’un de mes lecteurs les plus fervents, j’ai eu envie aujourd’hui de retracer en quelques mots la généalogie des alphabets : où l’on découvre que l’alphabet thaï, même s’il le cache bien, n’est qu’un petit-petit-cousin de notre bon vieil alphabet latin…

Petite généalogie véridique des alphabets

Bon, alors ça commence comme d’habitude il y a bien longtemps, dans un pays chaud du Proche Orient.

Quand les Mésopotamiens en eurent assez de se casser les doigts depuis des siècles et des siècles à graver leurs innombrables petits traits cunéiformes et que les Egyptiens furent fatigués de passer tout leur temps libre à dessiner des chouettes stylisées, des poissons ventrus, et mille et une sortes de vaguelettes hiéroglyphiques sur leurs obélisques, un habitant du Sinaï, né le 23 avril -1754 par une belle nuit étoilée, eut l’idée d’inventer l’alphabet.

Par paresse ou par génie, cet habitant des lieux s’était dit qu’il serait quand même plus efficace à tous points de vue d’avoir un signe par son au lieu d’avoir un signe par mot : au lieu de devoir mémoriser plusieurs milliers de petits dessins tarabiscotés avant de pouvoir lire l’Echo de Charm-El-Cheick, il suffirait d’en apprendre quelques dizaines. A dire vrai, notre homme était probablement un paresseux, car il décida même qu’il suffisait amplement de noter les consonnes et que les consonnes viendraient d’elles-mêmes. Prq ps prs tt, vc n p d’ntrnmt n vt bn q c’st tt ft pssbl d lr n txt sns ss vylls… Techniquement, notre homme ne créa donc pas un alphabet, mais ce qu’on appelle un « abjad », un « alphabet » où ne sont écrites que les consonnes (comme l’hébreu et l’arabe continuent à l’être de nos jours). Comme il était paresseux et qu’il manquait sans doute d’imagination, la majorité des lettres de son alphabet étaient directement inspirées de certains hiéroglyphes égyptiens.Evidemment, avec le temps, ses disciples, tous au moins aussi paresseux que lui, oublièrent de dessiner les détails : adieu boeufs, poissons et petits bonhommes rigolos. Au doux pays de Canaan, les lettres se firent abstraites.

Quelques siècles plus tard, au printemps – 1199, sur un vaillant navire qui sillonnait la Méditerranée, un marchand libanais comptait fleurette en phénicien à une jeune donzelle née au bord du Jourdain qui faisait son Erasmus au Maroc. C’était un baratineur de première, ce qui ne l’empêchait pas de savoir écrire comme personne des lettres d’amour. Il en écrivait treize à la douzaine, et pour aller plus vite avait inventé un alphabet bien adapté, avec des lettres simples. Comme il était gaucher, il trouvait assez confortable d’écrire de droite à gauche, cela lui permettait d’éviter d’en foutre partout avec sa manche. Comme il était paresseux (sauf en matière de femmes), il continuait à n’écrire que les consonnes. La donzelle succomba à ses lettres et à son haleine qui sentait bon la menthe et l’épousa à peine le bateau rentré au port. Ils s’installèrent à Tyr et eurent deux enfants : le garçon n’en foutait pas une à l’école, son surnom c’était « il rame rien » (mais son père qui était un peu dur d’oreille l’appelait « l’Araméen »), il s’installa en Syrie au bout d’un moment. La fille en avait marre de manger des kebabs, elle avait envie de passer aux grecs, elle partit vivre à Athènes avec un beau moustachu qui gardait des moutons sous l’Acropole.

Chez les descendants de l’Araméen, le temps passa et les chameaux aussi, on continuait à n’écrire que les consonnes et de droite à gauche, alors que tout le monde était droitier bien entendu, si bien qu’il y avait pas mal de taches d’encres sur les papiers officiels. L’araméen, c’était un peu le globish de l’époque, tout le monde l’utilisait, de Gibraltar à Persépolis, en passant par Bethléem. S’il avait vécu quelques siècles de plus, Darius Ier l’Achéménide en chef aurait pu taper la discute avec Jésus-Christ le fils du charpentier, voire bouquiner le Talmud de Jérusalem.

Les lettres araméennes plaisaient si bien qu’elles inspirèrent de très près les juifs quand il fallut inventer l’alphabet hébreu. On peut dire qu’ils ne se foulèrent pas des masses : toujours pas de voyelles, des lettres carrées, un peu austères, ça devait pas rigoler tous les jours en -200 à Jérusalem. L’alphabet hébreu une fois inventé, il ne fut plus question d’y toucher. A peine si on pensa, au bout d’un moment, à inventer quelques petits signes pour graver dans le marbre les voyelles. Mais de toutes façons personne ne les utilisa jamais, à part dans les textes pour enfants et dans la Bible.

Toujours dans le coin, les Syriaques partirent eux aussi de l’alphabet araméen pour noter leur langue. Et un marchand de chèvres de Jedda inventa en 523 l’alphabet arabe. Comme il était porté sur la calligraphie à ses heures perdues, il se fit plaisir. De la main droite il trayait ses bêtes, de la gauche il écrivait, de grandes boucles, toutes attachées entre elles, c’était un rêveur. Peu après, Dieu créa Mahomet et les musulmans, l’arabe devint la langue officielle de tout ce beau monde, mais les boucles et les ligatures du marchand de chèvres restèrent. Les voyelles n’apparurent pas, et le sens d’écriture resta de la droite vers la gauche, comme pour les alphabets phénicien, araméen, et hébreu avant lui…

Pour en revenir aux descendants de l’Araméen qui foutait rien, il y avait à Alep en -325 un jeune marchand de colifichets originaire de New Delhi qui était venu tâter le pouls du marché local. Il avait sympathisé avec les autochtones et avait été fasciné par la facilité de leur écriture, qu’il avait apprise. Mais le mal du pays avait été le plus fort et il était rentré au moment où Ashoka succédait à Bindusara chez les Maurya, en gros entre Kaboul et Calcutta. Le jeune marchand présenta à son roi la belle invention qu’il ramenait du vaste monde : un magnifique savon d’Alep. Le roi voulu savoir à quoi pouvait bien servir ce truc puant. Le jeune marchant lui expliqua l’histoire des lettres araméennes et de l’inconvénient  d’écrire de droite à gauche pour des droitiers, et du coup de l’intérêt du savon qui servait à laver les mains des scribes pour éviter qu’ils ne salopent la page en repassant sur leurs lettres avec leur paume moite et sale. Ashoka fut choqué de tant d’inconséquence. Il ordonna aussitôt à son marchand de colifichets de renvoyer les savons à Alep mais de garder l’alphabet qui lui plaisait bien, après avoir réalisé sur chacun des lettres une symétrie par rapport à un axe vertical (vous avez deux minutes). Comme il trouvait aussi que c’était un peu sport de devoir deviner les voyelles à chaque mot, il les inclut dans les signes et créa le premier « abugida » du monde (on dit abugida quand on veut frimer, sinon on a le droit de dire « alphasyllabaire », c’est kif-kif comme dirait le marchand de chèvres de Jedda). Ashoka appela cela l’écriture bramhi et fut si content de lui qu’il se mit à bramer à tue tête.

L’abugida brahmi plut beaucoup dans le sous-continent, surtout pendant la mousson. Mais les Indiens ne purent s’empêcher d’ajouter un peu de piment à l’affaire. Tant et si bien qu’au fil des siècles, on ne reconnut plus rien de l’ancien alphabet araméen. Au nord, les locuteurs du sanskrit la jouèrent d’abord léger avec l’alphabet gupta qui avait encore un air de famille avec les lettres d’avant. Mais un jour d’inondation de 1137, alors qu’il était coincé à la maison par la montée des eaux, un dresseur de serpents se fit plaisir et il fit tellement tourner la chicha qu’il inventa la devanagari, qui est quand même la seule écriture au monde où les lettres sont toutes scotchées en permanence au plafond. Comme il était également doué pour la lévitation et maîtrisait le tapis volant, le dresseur de serpent fendait l’air et vendit son truc jusqu’au Népal.

Pendant ce temps au sud de l’Inde, un fakir gras comme un moine écrivait des vers. Ses lettres s’arrondirent, ça commençait à sentir sérieusement le cocotier et le farniente, genre vacances à Palavas-Les-Flots. On appelle ça le pallava et franchement c’est plutôt joli et les Tamouls adorent.

Un jeune graveur de pierre khmer qui passait à Kerala en 711 tomba amoureux d’une jeune fille tamoule, Aline, mais ce n’était pas réciproque alors le jeune khmer fut vénère et repartit à Phnom Penh où il écrivit son nom pour qu’elle revienne. Mais tout ce qu’il réussit à faire fut d’inventer un alphabet comptant 35 consonnes, une bonne quinzaine de simili-voyelles, des signes diacritiques à foison, des ligatures, des jambes, des boucles et pas mal de zigouigouis.

Suivant la légende, c’est enfin le roi de Sukhothaï, Po-khun Ramkhamhaeng le Grand (พ่อขุนรามคำแหงมหาราช), qui en 1283 codifia et imposa l’alphabet thaï. Comme il n’y avait pas de raison que l’alphabet thaï ne soit pas plus complexe, plus riche et plus chamarré que son voisin cambodgien, le bon roi décida donc de maintenir en place toutes les subtilités inventées par le jeune khmer vénère, tout en passant à 44 consonnes et à 32 voyelles, car plus on est de fous plus on rit.  On n’en dira pas plus ici, car l’article 112 veille sur Ramkhamhaeng comme sur ses successeurs.

Revenons maintenant pour conclure cette histoire à la fille du Libanais, celle qui en avait marre de manger des kebabs, et qui était partie vivre à Athènes avec le beau berger moustachu. Elle avait donné naissance à une fille, puis à une autre, et une autre encore. Et toutes avaient conservé la langue de l’aïeul libanais, le phénicien. En ce temps-là, les Grecs, c’était un peu les Allemands de l’Europe. Alors qu’à Francfort les Goths n’étaient pas encore sortis de leurs forêts (ni même descendus de leurs arbres à vrai dire), à Mycènes, ça assurait sec. Sauf que côté alphabet ce n’était pas ça. A l’époque on utilisait le linéaire B (ou parfois le linéaire Z, mais c’était plus rare), et franchement, c’était relou. Heureusement, une descendante de la jeune libanaise, qui s’appelait Olympe de Gouges-Boustrophédon, et qui était une femme à poigne, eut l’idée d’adapter l’alphabet légué par ses ancêtres phéniciennes. Comme elle était progressiste, elle cessa d’écrire uniquement à l’envers, mais comme elle aimait quand même varier les plaisirs, elle se mit à écrire alternativement de gauche à droite, puis de droite à gauche. Pour faire honneur à son nom, on appelle cela le boustrophédon, et c’est encore plus chic que l’abugida. Par ailleurs, comme il n’y avait pas de raison de n’avoir que des consonnes, assimilées au pouvoir dominant de la masculinité, Olympe décida d’introduire des voyelles, et créa donc le premier véritable alphabet, mélange harmonieux des deux sexes.

Le temps passa. Les plaisanteries les meilleures étant déjà à cette époque les plus courtes, on oublia le boustrophédon et on garda uniquement l’écriture de gauche à droite. Les grecs apportèrent par bateau aux Italiens leurs lettres jolies avec leurs voyelles si féminines. Toute la péninsule adopta ce nouvel alphabet, et même les Etrusques. Puis les Romains vinrent, virent et vainquirent et créèrent enfin l’alphabet latin, qui est parfait et qui est le nôtre. Tout le monde l’a adopté, sauf les indécrottables qui ne l’ont pas fait et qui obligent les autres à apprendre des palanquées de lettres biscornues.

Toujours est-il donc que l’alphabet thaï et l’alphabet latin sont donc de lointains cousins, même si ça ne se voit plus au premier coup d’oeil. Comme j’aime bien ça, je me suis permis de faire un petit schéma avec des illustrations.

 

Généalogie des alphabets

 

A bientôt pour la suite.

16 réflexions au sujet de « L’alphabet thaï, ses jambes, ses boucles et ses zigouigouis (1/2) »

  1. Tudieu, quelle érudition ! J’ai eu quand même du mal à suivre certains raccourcis, tel celui d’Olympe de Gouges… Ça m’aura du moins permis d’apprendre que les boustrophédons permettaient de calculer les développements limités des tangentes et sécantes. Ça peut toujours servir…
    À part ça, je m’apprête à lire le Prisme des langues, de Nicolas Tournadre. Adonc ton billet est une bonne introduction.

      • N prrt ss mgnr d cnclr l dffclt d bstrphdn t cl d l’mssn ds vlls… pr xmpl :
        ? sv-std n’q ,rnmrp s rll rp spmt b ,llrb lls l ,h’drj b tf l

        • ! x ,srL …lm d . n ,sn q jD .ç tt rdnrpmc d tnss sl’s ht rsnc l d tt l ngm’j T
          Tes derniers messages m’ont quand même pris une dizaine de minutes aux cabinets. Ne recommence pas.

          • L cnsr th st pln d rssrcs nspçnns. D pls l prmr mnstr / dcttr n chf st – prt-l – n xprt crptlg rptt. L prt q l dcrptg d l mchn « ngm », drnt l scnd grr, c’tt dj l… T l crs ç ?

    • Mrc mrc, j ss n trn d’ trvvllr… C v t snn ? Cmmt v l mrvll ? ssns d n vr n d cs qtr, sthr trs nv d rncntrr t fll…

  2. Super intéressant ton billet. Mais pour la jeune maman qui je suis j’ai du coupé la lecture en trois vu la longueur (et l’intellect qu’on doit y employer). A quand ton premier livre sur l’origine des alphabets ?

    • La prochaine fois je ferai des chapitres alors…
      Ca va bien à la Croix-Rousse ? Tu a recommencé à travailler ? Envoyez-vous des photos !
      Embrasse le Salem et l’Emil pour nous !

  3. Je note un traitement intéressant du « y » comme consonne dans « voyelles », « essayons » mais voyelle dans « cryptologue » (celui-là, c’était un mot de bâtard à trouver, si je puis me permettre). n rcnnt ls gns qu n’nt rn (à) ftre.

    • Y n’étant qu’une semi-voyelle, il a quand même bien le droit d’apparaître une fois sur deux, quand même ?
      T m chrchrs ps ds px, pr hsrd ?

  4. Toujours à la bourre, je ne découvre que maintenant cette parfaite histoire de l’écriture. Il me tarde de lire la suite.
    Tiens, je me l’imprime pour me la re-déguster ce soir, à tête reposée. Ou alors aux cabinets, vu qu’apparemment c’est seulement là qu’on peut comprendre les commentaires vocalophobes.
    J prcs ‘ c sjt q ls lphbts cnsnntqs snt bcp pls fcls ‘ dchffrr qd n prl n lg smtq. n frçs c’st vchmnt pls dr qd mm. qq.

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