La révolution, quelle révolution ?

A force de lire les journaux, on finirait par croire qu’il se passe quelque chose à Bangkok. Et pourtant, à part le gazon fraîchement planté qui pousse à tout allure dans le jardin et la naissance d’une quinzaine de jeunes poissons rouges, pas de nouveauté à l’horizon du côté d’Ekkamai. Pas une banderole visible dans la rue, aucun fumigène ne se fait sentir, nul bruit de mégaphone qui pourtant couvrirait quelques instants l’oiseau fou…

En réalité, c’est du côté de Democracy Monument et dans le quartier des ministères que ça se passe côté contestation. Une bonne demi-heure de bateau sur le khlong, jusqu’au terminus, et voilà une promenade toute trouvée.

Democracy Monument Bangkok, le 27 novembre 2013

Democracy Monument
Bangkok, le 27 novembre 2013

A peine sorti du bateau, on déambule entre les stands de bouffe (qui a jamais vu un Thaï qui n’aurait pas quelque chose à manger entre les mains ?). Tout est organisé au cordeau. Une gigantesque toile est dressée pour protéger ceux qui dorment là d’éventuelles averses et du soleil d’hiver. Des rangées de sièges en plastique, comme pour un concert populaire. Et justement, sur la scène dressée au milieu de la place, les orateurs se succèdent et un guitariste fait les enchaînements.

Le petit commerce fonctionne. Un vendeur de noix de coco par ici, une distribution gratuite de riz au poulet par là. Le couturier ambulant du coin de la rue a ouvert son échoppe sur le même morceau de trottoir que d’habitude. Des commerçants émérites ont fait fabriquer des T-shirts ad-hoc : il y a fort à parier qu’ils ont également fabriqué les modèles destinés au camp d’en face, qui sont eux rassemblés depuis plusieurs jours dans un stade de l’est de la ville. Un salon de massage improvisé a ouvert dans un coin, apportant un peu de bien-être à ceux qui sont là nuit et jour depuis plusieurs semaines.

Democracy Monument Bangkok, le 27 novembre 2013

Democracy Monument
Bangkok, le 27 novembre 2013

Difficile de dire qui est qui dans cette foule. Il y a visiblement des paysans du sud, à en juger par leur peau tannée et leurs manières. Ils ont peut-être été envoyés dans des autobus spéciaux par les riches propriétaires des plantations de caoutchouc qui les emploient, traditionnellement hostiles aux Rouges du « clan » Thaksin. Mais il y a aussi des Bangkokiens que l’on devine peut-être plus politisés et qui ont quand même le courage de passer leurs journées et leurs nuits sur des toiles plastifiées dans la chaleur et dans le bruit. Il est d’ailleurs étonnant de voir que des gens peuvent passer des jours et des jours sur la place, dans un campement de fortune, à ne strictement rien faire, nourris et logés pourrait-on dire. « Privilège » de ceux qui vivent au jour le jour et n’ont probablement pas un travail fixe qui les empêcherait de rester.

Tout cela a un air bon enfant et il n’y a pas un policier en vue, cela serait probablement vu comme une provocation. Mais comme lors des manifestations de 2010, tout cela pourrait dégénérer assez rapidement, avec des discours sur scène que l’on devine très musclés. D’autant plus que le pays et ses habitants souffrent du syndrome de la  cocotte-minute, incapables de gérer le conflit autrement que sur deux modes successifs et inconciliables : longtemps l’on se protège derrière un sourire crispé mais permanent, puis soudain c’est l’explosion et une violence déflagrante. Une attitude qui semble tout de même assez difficile à concilier avec un fonctionnement démocratique un tant soit peu apaisé, qui nécessite de temps en temps conciliation et arrangements entre frères ennemis…

D’autres photos sont visibles sur Flickr dans un album dédié.

On est allé au cinéma

Profitant du festival de cinéma de Bangkok, on est allé au cinéma.

Il faut dire que d’habitude, les films à l’affiche sont dans leur immense majorité des blockbusters américains qui ne donnent pas envie (en tous cas pas encore) et les quelques films thaïs ou asiatiques qui passent ne sont pas forcément sous-titrés dans une langue connue de nos services.

Hier, donc, était projeté, dans le cadre de ce festival assez confidentiel, « L’inconnu du lac », film français d’Alain Guiraudie, en version originale sous-titrée. Quoique ce ne soit pas le sujet du billet, le film nous a plu, et encore heureux, car pour le reste, c’était sportif.

Il faut donc commencer par le commencement. Le film passant à neuf heures du soir, on est sorti de la maison à sept heures moins le quart, pour avoir le temps de dîner. A vol d’oiseau, le cinéma est situé à environ cinq kilomètres.  Pas forcément la mer à boire, mais vue la configuration de Bangkok en terme de transports et d’organisation en général, c’est une expédition, au sens propre du terme…

La première étape consiste à rejoindre le métro depuis la maison. Premier choix, qui n’en est pas vraiment un : soit une demi-heure à pied, avec l’assurance d’être trempé de sueur en arrivant et d’attraper une bonne crève en raison du gradient de température entre les 30° extérieurs et les wagons réfrigérés du métro aérien, ou le moyen rapide et efficace que représente le moto-taxi – en gros on s’assoit à l’arrière d’un scooter conduit par un moto-taxiste – qui a le seul désavantage d’être parfois assez risqué en fonction du degré d’alcool ou de médicaments en tous genres dans le sang du conducteur et de son goût plus ou moins prononcé pour le slalom entre les bagnoles qui roulent au pas (quand elles roulent). Va pour le moto-taxi.

Ensuite, une un bon quart d’heure de métro aérien. C’est un moment en général agréable, qui permet d’apprécier la ville d’en haut. Les wagons ne sont pas forcément bondés, pas de cohue à l’entrée ni à la sortie, on sent une certaine discipline dans l’utilisation d’un moyen de transport qui n’a qu’une dizaine d’années (mais comment faisaient-ils, avant ?). La réfrigération, au début ça surprend, et puis on y prend goût, on en redemande, même.

Mais il faut bien sortir un jour. Les stations sont assez éloignées les unes des autres, il faut donc en général marcher pour arriver à destination. Le plus souvent, un autre petit tour de moto-taxi fait l’affaire. Mais dans l’hyper-centre où se trouve le cinéma, il existe un skywalk (sic) qui est une sorte de passerelle suspendue à six ou sept mètres du sol, entre l’avenue où roulent six files parallèles de voitures (qui sont en général empêtrées dans un long et majestueux embouteillage) et le métro aérien qui surplombe le tout à une quinzaine de mètres de hauteur. Une promenade sur le skywalk, c’est le futur là-maintenant-tout-de-suite, entre Métropolis et Soleil vert, un peu plus près du premier ou du second selon l’humeur, la température et le taux de micro-particules en suspension.

Cinq-cents mètres de promenade dans le ciel et on arrive au mall qui abrite le cinéma. J’imagine que l’on pourrait empiler cinq ou six Galeries Lafayette dans chacun des centres commerciaux gigantesques qui se suivent au centre de Bangkok. Du coup, il faut marcher, marcher, et marcher encore, dans l’atmosphère climatisée et bruyante de longs espaces aux géographies incertaines. C’est bientôt Noël, et les sapins synthétiques sont de sortie, géants comme de raison. Il n’est pas loin de huit heures quand on arrive au cinéma.

photo 1

Une des particularités des salles de cinéma en Thaïlande, c’est que les places y sont numérotées, et que les prix y varient en fonction de la localisation et du type de siège choisi. Du coup, l’achat de ticket est long, les gens prennent leur temps, hésitent, avant d’opter pour le salon VIP au milieu de la salle, la classe Premium en hauteur, ou les sièges standards sur les bords ou devant l’écran… Une vingtaine de minutes de queue pour acheter deux des toutes dernières places pour le film. On a échappé de peu au désastre.

Du coup, impossible d’espérer ressortir du monstre pour aller dîner sur le pouce dans un endroit plus agréable. Quelques sushis vite expédiés dans l’atmosphère d’aéroport du Food court feront l’affaire. Impossible de s’en griller une avant la séance bien évidemment, il est d’une part interdit de fumer dans les lieux publics et d’autre part techniquement impossible d’accéder à d’éventuelles ouvertures vers le monde extérieur (terrasses, escaliers de secours, fenêtres…).

Neuf heures moins cinq, c’est l’heure d’y aller. On s’installe, quelques bandes-annonces, quelques publicités, comme de juste. On s’enfonce dans les sièges moelleux, on savoure ce moment tant attendu et bien mérité.

Soudain, les lumières se rallument. Tous les spectateurs sans exception se lèvent. Une alerte ? Un exercice d’évacuation ? Non, c’est simplement l’heure de l’hymne au Roi, qui retentit deux fois par jour dans toute la Thaïlande ainsi qu’au début de toutes les séances de cinéma. L’hymne est accompagné par un petit film réalisé à partir de photographies du Roi Rama IX,  avec un rendu 3D assez extraordinaire.

Ensuite, c’est plus classique, on se rassoit, le film commence et passe dans un calme assez satisfaisant pour un spectateur habitué aux mœurs des cinémas d’art-et-d’essai à la française. Il n’y a pas de coupure au milieu comme chez ces sauvages d’Italiens, les scrountchs scrountchs sont discrets et on a même droit au générique de fin (mais avec la lumière et les spectateurs debout qui se déshabillent pour sortir). Il faut en effet noter, même si cela paraît logique somme toute, que c’est pour entrer dans les lieux climatisés et en particulier au cinéma où l’on est immobile dans une atmosphère fraîche, que l’on se couvre, alors que la température de la rue ne nécessite jamais à Bangkok la moindre veste ni le moindre pullover (que les boutiques de fringues proposent malgré tout une saison d’hiver avec col roulés, pulls en laine et cabans fera éventuellement l’objet d’un autre billet un de ces jours mais c’est une autre histoire).

Nous nous déshabillons donc, remettons écharpe et veste dans nos sacs, et refaisons, dans l’autre sens, le trajet qui nous ramène à la maison. L’heure tardive autorise le taxi automobile à la place du moto-taxi, celui-ci étant encore plus déconseillé la nuit que le jour. Il n’est pas loin de minuit quand nous arrivons sains et saufs à la maison…

Voilà, nous sommes donc allés au cinéma à Bangkok. C’était hier soir et on s’en remet à peine. Ce soir, ce sera plutôt DVD. On hésite encore : avec ou sans hymne avant ?

 

L’oiseau et le muezzin

Pas très loin de la maison se trouve une mosquée dont les appels à la prière parviennent à nos oreilles sept fois par jour. Ce n’est pas juste à côté, donc c’est assez agréable, une dose d’exotisme à portée d’oreille (on en manquait !)

Par ailleurs, depuis le début de la saison sèche, un gros oiseau noir, le coucou koël (Eudynamys scolopaceus), ne trouve rien de mieux à faire que de chanter toute la sainte journée sur un des très grands arbres du jardin. Il se pose sur une branche à une bonne vingtaine de mètres de hauteur et entonne sa « subtile mélopée » dès les premiers rayons du soleil – parfois même plus tôt – et la poursuit jusqu’à la tombée de la nuit.

L’oiseau est assez timide et je n’ai pas encore de photo de l’énergumène, mais  voici l’enregistrement des chants entremêlés du muezzin et du coucou…

 

N.B. Notre fidèle lecteur Salem de la Croix-Rousse, expert ès religions du livre, nous indique qu’il n’y a que cinq prières quotidiennes chez les fidèles musulmans. Voilà l’erreur rectifiée. Il devait y avoir un écho ces jours-là…

Comment s’abonner au blog

A la demande de notre fidèle quoique paresseux lecteur M. Salem de la Croix-Rousse, j’ai installé un petit système qui permet à ceux qui le souhaitent de s’abonner aux mises à jour du blog.

Les abonnés, outre qu’il recevront un cadeau magnifique en la personne d’un radio-réveil thaïlandais réglé définitivement sur le fuseau horaire de Bangkok, dans sa magnifique parure en peau de tigre, pourront, sans quitter leur siège, être avertis par un courrier (électronique) des mises à jour du blog, au fur et à mesure de leurs arrivées (épisodiques et irrégulières certes, mais tout vient à point à qui sait attendre, j’en toucherai toutefois un mot à qui vous savez, qui a promis un billet sur la Birmanie il y a plus d’un mois et demi et qui passe depuis son temps à pondre des articles sérieux pour son agence de presse).

Pour s’abonner aux mises à jour, rien de plus simple ! Il suffit de cliquer sur « S’ABONNER » dans le menu en haut à droite puis de respecter scrupuleusement la marche à suivre préconisée…

Si vous avez des questions, appelez la hotline et dites : การสนับสนุนทางโทรศัพท์ในประเทศไทยจะไม่มีอีกต่อไปแล้วว่ามันคืออะไร !

Casquettes de poulets

La police routière thaïlandaise est comme on l’imagine. Un peu indolente, pas très efficace, assez corrompue. Mais il y a une chose qui la rend finalement plutôt aimable : la forme des petits abris d’où ses membres observent les usagers… Je n’ai pas encore réussi à prendre en photo l’animal dans son habitat naturel, mais voilà déjà un bel exemple de casquettes de poulets… sans poulets !

Casquettes de poulets

Casquettes de poulets

Vivent les salades bio !

Dans l’imaginaire de la classe moyenne de Bangkok, les produits alimentaires les plus sains sont ceux qui sont issus de cultures artificielles, sous la surveillance scientifique la plus stricte. Cet imaginaire se traduit bien évidemment dans tous les supports publicitaires. Celui-ci en particulier est exemplaire.

Des salades poussant dans des serres artificielles, soumises à l’analyse de batteries de techniciens en charlottes, dans des laboratoires ultramodernes. Pour représenter la serre en extérieur, les publicitaires ont eu recours à une image de synthèse, la réalité ne devant pas convenir à leur propos…

En tous cas, nulle publicité ici à base de paysages naturels idylliques et de paysans retournés à la terre cultivant leur lopin en souriant. La « décroissance » n’est pas pour demain…

Beyond premium salads!

Beyond Premium Salad!

 

Esprits, fantômes, machette et maison hantée

Voilà où nous en sommes après deux mois et demi à Bangkok (extrait d’un email envoyé ce matin aux propriétaires de la maison) :

Dear Madam,

[…] We also have to tell you that our maid quitted her job after what happened to the gardener (she saw him chase ghosts across the garden with a machete and in his room).

We may need monks to come to our place to hold a ceremony. And the installation of a spirit-house, like in the nearby houses, would be a great asset for your property.

Otherwise, it may get the reputation of a haunted house (the nanny already heard that in the neighbourhood).

Would you be kind enough to arrange that?

 

La maison que nous louons ne possède en effet pas de « maison des esprits »

Quelques mots sur le culte des esprits, en vigueur en Thaïlande, Birmanie, Laos et Cambodge. Ce culte remonte aux sources de l’histoire des peuples indochinois. En Thaïlande, les chao this sont des génies, gardiens du sol, des champs, des arbres, des maisons, etc. Ils peuvent être rapprochés des Lares familiares de la Rome antique. Protecteurs, ils sont distincts des phi, esprits malveillants et voyageurs, sortes de fantômes. Les chao thi (« seigneur du lieu ») sont justement chargés de tenir à distance les phi qui sans cela amèneraient malheurs et désolation dans leur environnement.

Le bouddhisme, n’ayant pu faire disparaître cette croyance animiste,  l’a récupérée en plaçant les chao thi à un niveau intermédiaire entre les hommes et les dieux et en les considérant comme des serviteurs de Bouddha.

Pour s’assurer de la protection du chao thi, les habitants d’un lieu construisent une petite résidence, la maison des esprits (sanphraphum), contenant des figurines représentant les génies, devant leur maison, leur magasin, ou à la campagne devant leur rizière, afin de fixer l’esprit du lieu qui les protègera. La petite résidence placée sur un pilier est une maison en miniature. Le culte consiste à offrir chaque matin des fleurs, de l’encens et de la nourriture qui doivent rendre le chao thi collaborateur et reconnaissant.

En Thaïlande, la présence d’une maison des esprits est pratiquement obligatoire pour chaque construction privée ou publique. Elle est d’une richesse proportionnelle à la demeure qu’elle protège, pour que le chao thi ne soit pas jaloux de l’humain. Elle doit être placée à hauteur du regard, à l’extérieur du bâtiment, près de la porte principale, orientée au nord ou faute de mieux au sud… L’ombre du bâtiment ne doit pas la toucher. Dans ces conditions, et avec une attention régulière en offrandes et petites prières quotidiennes, le chao thi repoussera les phi et même les voleurs.

Quand la maison est trop vieille, ou qu’une modification urbanistique modifie les propriétés, les maisons des esprits ne doivent pas être détruites, elles sont regroupées dans des lieux isolés et abandonnées là pour ne pas laisser le génie sans demeure.

Deux maisons des esprits à Bangkok

Deux maisons des esprits à Bangkok


Enfin, après ces explications culturelles, toujours est-il qu’en l’espace d’une semaine, le gardien de la propriété est devenu littéralement fou puis la nounou des enfants a subitement fait défection.

Depuis plusieurs semaines le gardien prétendait voir entrer des gens la nuit. Il a même appelé la police à plusieurs reprises. Le soir et la nuit il faisait des rondes autour de la maison en pourchassant les fantômes. Une après-midi, il s’est muni d’une hache et faisait les cent pas, littéralement hors de lui, assailli par les esprits malins, entendant des voix, voyant des démons entrer et sortir de sa chambre. Les propriétaires, suite à nos demandes pressantes et à nos appels répétés face au danger potentiel représenté par l’énergumène, ont bien du se résoudre à le renvoyer dans sa famille.

Hier matin, la nounou des enfants, qui jusque là ne présentait aucun signe de démence particulière (sauf à considérer que les croyances animistes décrites ci-dessus ne sont pas culturelles mais psychotiques, auquel cas il faudrait enfermer la population du pays dans son ensemble), ne s’est pas présentée. Elle avait entre temps changé de numéro de téléphone, fait rapporter les clés de la maison samedi à l’aube par son mari. Pas une explication, juste le fait accompli.

Toutes les hypothèses sérieuses avancées par les occidentaux familiers du pays pour expliquer ces comportements erratiques et cet abandon soudain convergent vers ces esprits malins qui hanteraient le lieu (et terroriseraient ses habitants) en raison de l’absence d’une maison des esprits qui pourrait abriter les si précieux chao thi.

Je pensais en avoir vu pas mal en Russie, mais là, j’avoue que je trouve ça quand même surprenant.

La fée électricité

A Bangkok, l’installation des fils électriques et câbles en tous genres s’est faite, dirait-on, par couches successives, sans jamais qu’un processus de rationalisation vienne perturber le phénomène de sédimentation progressive.

Il en résulte des amas monstrueux et débordants qui, dans les bons jours, semblent confiner à la poésie urbaine. Quand en plus ce grouillement se conjugue avec l’architecture la plus hérétique, on ne résiste pas au plaisir des yeux. Aussi beau qu’un torii japonais…

Soi Ekkamai, Bangkok

Soi Ekkamai, Bangkok

 

Une histoire de priorités

Dans le métro aérien (BTS) il est recommandé d’offrir sa place assise aux personnes suivantes (par ordre de priorité) :

  • les moines bouddhistes
  • les enfants
  • les femmes enceintes
  • les vieux

Je n’ai pas encore vu de moines dans le métro, donc je ne sais pas si cet ordre est respecté…

Dans le métro aérien (BTS)

Dans le métro aérien (BTS)